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Entre ciel et terre, l'art de la place juste
Place de l'Homme et libération par delà la forme... de l'aïki dans la Kabbale ?

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    Le 4, en l'occurrence le quadrilatère qui constitue notre deuxième étage, n'est vécu avec justesse que par ceux qui saisissent pleinement les deux pôles de l'épreuve dans leur juste rapport ; d'une part, les structures : structures physiques de notre monde, structures psychosomatiques de l'Homme en tunique de peau et structure ontologiques de son être profond ; d'autre part, le dynamisme de la vie exigeant l'accomplissement, depuis le germe jusqu'au fruit.

    Entre la terre et le ciel, l'Homme est tendu comme entre les deux pôles d'un aimant. S'il vient à lâcher l'un de ces pôles, le courant ne passe plus. Dès lors l'Homme, ou se volatilise dans un faux spiritualisme, ou s'enlise dans la matière, mais il ne s'accomplit pas.
    Il s'agit là d'une prise de conscience qu'il est indispensable de faire au moment de l'entrée dans le quadrilatère à l'étage de « l'ÊTRE », de la véritable incarnation, le passage à l'étage inférieur n'ayant été qu'un stade de préparation à celui-ci.

    Une autre réalité, dont la langue hébraïque va nous aider à prendre conscience, nous est apportée par la grande similitude qui lie les deux mots : Porte-Daleth
et connaissance-Daath . Une lettre, la lettre médiane, les différencie.
Arbre sephirotique -1652
Dans le mot « connaissance », cette lettre, Ayin symbolise la « source » à laquelle l'Homme doit puiser ainsi que l'« œil » nouveau qu'il doit acquérir en avançant sur le chemin des épousailles. Dans le mot « porte », cette lettre, Lamed symbolise le « guide » sur ce chemin.
    Le « connaissant » passe la « porte » entre les deux lettres Daleth et Tav , dont l'union constitue le mot qui signifie la loi. S'il passe la porte sans tenir compte de la loi, sans s'être rendu conforme à elle, il est anéanti par le complexe énergétique nouveau auquel la porte donne accès ; il est foudroyé par le feu de la réalité qu'il rencontre et que ses structures ne peuvent alors supporter.

    L'Homme ne peut donc passer la Porte que dans la Connaissance qui, encore une fois, n'est pas connaissance intellectuelle, mais expérience vécue.
    Quitter le premier étage de l'Existence pour entrer dans l'Être, passer la Porte étroite que les traditions nomment « Porte des Hommes », c'est quitter l'ignorance pour vivre.

    Qui peut passer cette porte ? "

Annick de Souzenelle
"Le symbolisme du corps humain"
(p. 65) De l'arbre des Séphiroth au schéma corporel
(1974 et 1984 Ed. Dangles), 1991 Ed. Albin Michel
 
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